C’est un programme inhabituel qu’ont concocté à Flagey le Brussels Philharmonic et son chef invité Joolz Gale, en mettant à contribution non seulement l’orchestre maison mais aussi le Chœur de la Radio Flamande et un soliste de qualité, le pianiste Boris Giltburg.
En effet, un choix d’œuvres qui ne sont pas parmi les plus jouées de Bruckner encadraient une véritable rareté dans les salles de concert, cet étonnant hybride qu’est la Fantaisie pour piano, chœur et orchestre op. 80 de Beethoven, pièce inclassable et fascinante. Dirigée avec autant d’enthousiasme que de finesse par Joolz Gale en parfaite symbiose avec le soliste, l’œuvre fascine toujours par ses très claires prémonitions de ce que sera le finale de la Neuvième Symphonie. On apprécie beaucoup la lumineuse approche du chef britannique qui fait montre d’un classicisme solaire qui coule de source.


