© Sasha Gusov
© Sasha Gusov

Joolz Gale et Boris Giltburg solaires avec le Brussels Philharmonic à Flagey

C’est un programme inhabituel qu’ont concocté à Flagey le Brussels Philharmonic et son chef invité Joolz Gale, en mettant à contribution non seulement l’orchestre maison mais aussi le Chœur de la Radio Flamande et un soliste de qualité, le pianiste Boris Giltburg. 

En effet, un choix d’œuvres qui ne sont pas parmi les plus jouées de Bruckner encadraient une véritable rareté dans les salles de concert, cet étonnant hybride qu’est la Fantaisie pour piano, chœur et orchestre op. 80 de Beethoven, pièce inclassable et fascinante. Dirigée avec autant d’enthousiasme que de finesse par Joolz Gale en parfaite symbiose avec le soliste, l’œuvre fascine toujours par ses très claires prémonitions de ce que sera le finale de la Neuvième Symphonie. On apprécie beaucoup la lumineuse approche du chef britannique qui fait montre d’un classicisme solaire qui coule de source.

Image de Patrice Lieberman

Patrice Lieberman

Pratiquant le piano dès son enfance, suivi de l’alto, Patrice Lieberman a enrichi son parcours musical par un passage au Conservatoire d’Anvers. Combinaison de passion pour la musique, les langues, et la littérature, il a étudié la musicologie et la philologie slave à l’Université Libre de Bruxelles, poursuivant sa formation aux universités de Pennsylvanie et Yale. Après avoir exercé pendant près de vingt ans en tant que critique au défunt hebdomadaire anglophone bruxellois The Bulletin, il contribue depuis 2014 à Crescendo Magazine et depuis 2017 à bachtrack. Parallèlement, il a régulièrement rédigé des notes de programme et effectué des traductions pour diverses organisations culturelles, notamment le Festival de Flandre et l’Orchestre national de Belgique.

Plus d'articles de cet auteur

fr_FRFrench