© Belgian National Orchestra
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Le Messie sensible du Belgian National Orchestra à Bozar

Il est intéressant de voir qu’alors que la montée en puissance des tenants de l’authenticité musicale avait un moment amené les phalanges symphoniques à renoncer au répertoire baroque (à moins de solliciter des « baroqueux » pour le leur réenseigner), cette espèce de pudeur s’efface et les formations traditionnelles se sont remises aux grandes œuvres chorales de Bach et Haendel. Mais comme on l’a entendu ce dimanche au Palais des Beaux-Arts, il faut s’adapter pour survivre : finis donc les grands orchestres symphoniques et les gigantesques chœurs, place à des versions dégraissées prenant en compte les acquis de la musicologie.

Image de Patrice Lieberman

Patrice Lieberman

Pratiquant le piano dès son enfance, suivi de l’alto, Patrice Lieberman a enrichi son parcours musical par un passage au Conservatoire d’Anvers. Combinaison de passion pour la musique, les langues, et la littérature, il a étudié la musicologie et la philologie slave à l’Université Libre de Bruxelles, poursuivant sa formation aux universités de Pennsylvanie et Yale. Après avoir exercé pendant près de vingt ans en tant que critique au défunt hebdomadaire anglophone bruxellois The Bulletin, il contribue depuis 2014 à Crescendo Magazine et depuis 2017 à bachtrack. Parallèlement, il a régulièrement rédigé des notes de programme et effectué des traductions pour diverses organisations culturelles, notamment le Festival de Flandre et l’Orchestre national de Belgique.

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